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Christian Ravaz à Damas

Il arrive le 14 juillet. Je l'accueille à l'aéroport avec mon ami, Adib Mousleh, et nous le conduisons directement chez les Pères lazaristes.

Il doit quitter Damas pour Paris le 25 juillet.

Il pourra certainement dire, dans sa revue Chrétiens Magazine, ce qu'il aura découvert, et dont il sera témoin le 15 juillet, durant le baptême de la petite Myriam, fille de Myrna et de Nicolas, baptême auquel participent sept prêtres de rites différents.

Pour ma part, je retiens quatre choses de sa visite :

1. Notre rencontre à Paris, qui a décidé de sa visite à Damas, a été pour lui, me dit-il, l'occasion de me "bombarder" de questions. Mes réponses l'ont amené ici.

2. Lui et moi étudions à fond mon journal personnel concernant Soufanieh, et nous décidons, avec le P. Malouli, de l'orientation générale à donner à cette publication, me contentant de dire ce dont j'ai été témoin.

3. Il a l'occasion aussi bien à Damas qu'à Marmarita, où je me trouve en colonie de vacances avec la grande chorale de Notre-Dame de Damas, et où je l'invite à nous rejoindre quelques jours, de converser avec bon nombre de prêtres et de sonder leurs opinions ou positions sur Soufanieh.

4. Avant qu'il ne quitte Damas, je lui redis que le manuscrit de mon journal personnel est à sa disposition pour sa publication ou nonpublication : pour moi, l'essentiel est de servir Soufanieh.

Après son départ, je lui écrirai à deux reprises. Pour sa part, il me téléphonera plusieurs fois. Un jour, pour nous recommander la mère du P. Jean-Claude Darrigaud, gravement malade. Une autre fois, pour m'annoncer l'arrivée à Damas, le 7 septembre au soir, de deux Français qui viennent pour préparer le pèlerinage de 40 personnes prévu pour le cinquième anniversaire de Notre-Dame de Soufanieh, les 26 et 27 novembre.

Je m'inquiète de savoir si ces deux personnes qui arrivent le 7 septembre peuvent être à Damas avant 18 heures, dans l'espoir qu'elles soient témoins de "ce qui pourrait se produire ce soir-là, veille de la Nativité de la Vierge". Hélas, me dit-il, ils doivent arriver vers 20 heures. «Partie remise ! »

De fait, le soir du 7 septembre, M. Pierre Sorin arrive à Damas. Il doit y rester trois jours seulement pour préparer un pèlerinage d'une quarantaine de personnes en Syrie. Sa femme l'accompagne. Ils sont acquis tous deux à Soufanieh.