Damas, le 22 décembre 1995.

 

Mes Chers Frères et Sœurs dans le Christ;

 

Déjà plus d'un an que vous êtes sans nouvelles de Soufanieh. Cette circulaire vous dira un peu ce que nous avons vécu lors du 13ème anniversaire, et les nouvelles saillantes de l'année qui s'achève. J'espère qu'elle resserrera ce réseau d'amitié et de prière que Jésus et Marie ont créé depuis 1982: début du Phénomène. N’est-ce pas une préparation de ce qu’Ils nous demandent à Soufanieh: l'Unité des coeurs et l'Unité de l'Eglise?

 

CÉLÉBRATION DU 13ÈME ANNIVERSAIRE

 

De nombreux amis, arabes et non-arabes étaient des nôtres à partir du 22 novembre. Libanais, jordaniens, égyptiens, irakiens, français, américains, canadiens. Un groupe imposant de hollandais était conduit par le R.P Johannès Touw.

 

Sa Sainteté, le Patriarche Zakka Iwas 1er, des Syriaques Orthodoxes d’Antioche, a reçu la plupart d'entre eux, durant une heure, le vendredi 24 novembre. Bien sûr l'échange roula sur l'Unité de l'Eglise et l'impact de Soufanieh à ce niveau.

 

Les amis de Soufanieh en Australie ont fait parvenir à Damas une immense peinture de Notre-Dame de Soufanieh, mesurant 6x5 mètres. qui a trouvé place au-dessus de l'entrée principale de l'Eglise Notre-Dame de Damas, où eut lieu la Messe d'anniversaire, puis sur la façade de la "Maison de la Vierge", les jours suivants.

 

Le samedi 25, à 17 h, Son Excellence Mgr Isidore Battikha, vicaire patriarcal grec catholique à Damas, a célébré la Messe d'anniversaire en l'Eglise Notre-Dame de Damas. Y assistaient une foule nombreuse ainsi que Mgr Ibrahim Nehmé, évêque grec catholique de Homs (Syrie), Mgr Boulos Souki, vicaire du Patriarche Syriaque Orthodoxe à Damas et Mgr Eugenio Reyes, secrétaire du Nonce Apostolique à Damas, ce dernier absent à Rome. De nombreux prêtres du pays, plus une dizaine de prêtres étrangers, concélébrèrent avec Mgr Battikha. L'homélie de l'évêque portait sur l'Unité de l'Eglise, sur la base des messages de Soufanieh. Elle remua bien du monde, dont certains ne purent retenir leurs larmes, à commencer par l'évêque lui-même. Et pendant la Communion, l'huile exsuda des mains de Myrna avec une abondance telle qu'elle put en enduire le front des fidèles durant trois quarts d'heure. Bien sûr tout cela fut photographié, filmé sur vidéo ainsi que pour la télévision.

 

Cette nuit, la prière se poursuivit à "la Maison de la Vierge" jusqu'à deux heures du matin.

 

Le dimanche 26, la prière dans "la Maison de la Vierge" commença à 16:45. Les fidèles débordaient largement dans la rue. Trois chorales animèrent les chants qui scandaient la prière: la Chorale de Notre-Dame de l'Unité (Chorale libanaise fondée et animée par le diacre Georges Battikha); la Chorale de Notre-Dame de l'Espérance, de la banlieue Douéla, au sud de Damas, et Choeur-Joie que la plupart d'entre vous connaissent. A 19:45, juste au moment où je clôturais le premier volet de la prière, l'huile couvre subitement et abondamment tout le visage, les yeux et les mains de Myrna. Elle resta plusieurs minutes comme absente du monde extérieur, soutenue debout par le R.P. Johannès Touw et deux jeunes gens. Puis elle put enduire en souriant le front des fidèles.

 

A 23:00, je célébrai la Sainte Messe avec le Père Paul Fadel. Mgr Isidore Battikha arriva juste à la fin de cette Messe, et dit un mot aux fidèles. Puis tous chantèrent un chant à Marie, et se partagèrent le gâteau d'anniversaire. Cette nuit, je quittai à 0l:30 du matin, la "Maison de la Vierge" toujours bondée de monde.

 

Le lundi 27, le second groupe choral de Choeur-Joie a offert à Notre-Dame de Damas, à 20:00, un récital de chants, dont certains inspirés de Soufanieh et centrés sur l'Unité des cœurs et de l'Église.

 

En ce jour, fut distribué gratuitement mon livre: "Souvenez-vous de Dieu", dans sa traduction arabe, dont s'est chargé mon ami Adib Mousleh, qui l'a d'ailleurs fait imprimer au Liban à ses frais.

 

Pour l'anniversaire aussi, une nouvelle cassette-audio a été mise en circulation, œuvre du Père Rizkallah Simaan, qui s'est largement inspiré des messages de Soufanieh.

 

Un ami de Soufanieh s'est chargé de l'impression d'un livre contenant un grand nombre de chants, dont ceux surtout de Soufanieh. Ce livre est quasi terminé et sera entre les mains des fidèles de Soufanieh, dans les jours qui viennent.

 

Vient de paraître aussi dans sa traduction française, le livre de Mr Edgar Zekert, intitulé "0ù nous mène Soufanieh?" Le livre avait été imprimé en 1993, au Liban, aux frais de son auteur, et distribué gratuitement. Sa traduction française sera offerte gratuitement aussi.

 

 

LES FAITS LES PLUS MARQUANTS AU COURS DE L'ANNÉE ÉCOULÉE

 

Je ne vous dis rien de la prière continuelle à "La Maison de la Vierge", - toujours dans la gratuité la plus intransigeante- ni des nombreuses lettres que nous recevons tous les jours d’un peu partout, ni de l'exsudation d'huile des mains de Myrna et de nombreuses reproductions de Notre-Dame de Soufanieh, ici ou là. Tout cela est plus que connu et permanent. Priez pour nous pour que nous soyons plus forts que la routine, laquelle est capable de désacraliser "Tout".

 

Ce dont je voudrais vous parler, c'est des voyages de Myrna, voyages anciens et "prévus", ainsi que de la percée que Soufanieh a réussie au niveau de "congrès internationaux", de la télévision, de certaines régions ou pays, ainsi qu'au niveau du "silence" de Myrna et de Nicolas. Il va de soi que je serai très bref.

 

Précédents voyages de Myrna: Egypte, Liban, États-Unis.

 

EGYPTE. Myrna passa une quinzaine de jours en Egypte, au cours du mois de janvier. Le mercredi 25, elle fut reçue par Sa Sainteté le Patriarche Copte Orthodoxe, Shénouda III. Elle était accompagnée de son mari Nicolas, de leurs deux enfants et d'un évêque copte catholique, Mgr Youhanna Colta. L'entrevue dura 45 minutes. Sa Sainteté demanda, entre autre, à Myrna de lui raconter ce qui lui arrivait. Myrna qui venait de lui offrir une reproduction agrandie de Notre-Dame de Soufanieh, se mit à lui dire un peu son histoire, quand tout à coup ses mains se couvrirent d'huile.

 

LIBAN: Myrna fut invitée à plusieurs reprises au Liban. Ce fut toujours dans un but de prière. En général, on lui demande aussi de témoigner de son expérience, ce qu'elle fait très brièvement et modestement. Immanquablement -du moins jusqu’à ce jour- ses mains exsudent de l'huile, quelquefois avec une telle abondance que des gouttes et coulent sur le sol.

 

- La première fois, Son Excellence Mgr. Khalil Abi Nader, évêque maronite de Beyrouth, célébra la messe à l'Eglise Ste-Thérèse à Mansourieh. C'était le dimanche 29 mai. Ah, si vous avez pu voir la réaction de l'évêque au spectacle de l'huile qui couvrit les mains de Myrna, et entendre ce qu'il m'a dit. En tout cas, à la fin de ce paragraphe sur les voyages de Myrna au Liban, je reproduirai une traduction littérale du témoignage écrit de son Excellence. Vous en jugerez vous-mêmes.

 

- La deuxième fois fut le lundi 30 mai, dans l'Eglise grecque catholique du village Mié-Mié, près de Sidon. Mgr Georges Cuéter y célébra la Sainte Messe, puis une procession eut lieu jusqu'au sanctuaire de la Sainte Vierge, érigé sur la place du village. C'est là que l'huile coula des mains de Myrna jusqu'au sol.

 

- La troisième fois fut le mardi 31, au village de Maghdouché près de Sidon, au pied de l'immense statue de la Sainte Vierge. Mgr Cuéter célébra la Sainte Messe. Devant une foule évaluée à plusieurs milliers, il dit ce qui a été sa volonté d'ignorer Soufanieh pendant 11 ans, comme il avait dit la veille à Mié-Mié. Mais il s'intéressa à Soufanieh pour deux raisons: sa permanence et sa gratuité dans l'humilité. L'huile ne manqua pas de couvrir les mains de Myrna. Ce fut alors une ruée de la foule, qui a obligé l'évêque à recourir aux soldats de l'armée libanaise, pour la contenir.

 

- La quatrième fois, ce fut le dimanche 11 juin, à 1'Eglise St-Sauveur à Beyrouth. Un récital de chants inspirés de l'Évangile et des messages de Soufanieh, y fut donné, animé par la chorale de Notre-Dame de l'Unité et le poète Elias Sleimane. Y étaient présents surtout le R.P. Amoine Nasr, curé, et l'Archimandrite Orthodoxe, Loutfi Farah.

 

- La cinquième fois fut à Jbail, le samedi 24 juin. C'est le P. Michel Abi Saab, curé maronite de l'Eglise St-Jacques qui l'invita. Personne ne m'en voudra, j’imagine, si je dis que le Père Abi-Saab a éclaté en larmes en voyant l'huile couler des mains de Myrna.

 

- La sixième fut à la paroisse de "Haret Sakhr", près de Jounieh. Ce fut le samedi 12 août 1995, sur l'invitation du curé maronite, le Père Louis Bouéri.

 

Voici maintenant la traduction littérale du témoignage écrit de Mgr Khalil Abi Nader, évêque maronite de Beyrouth. Ce témoignage est écrit sur un papier avec l'en-tête de l'évêché de Beyrouth, portant en arabe le mot: "protocole no 122/95". En fin du témoignage on lit la signature de l'évêque, accompagnée du cachet de l'évêché.

 

 

TÉMOIGNAGE

 

" Je n'ai pas connu auparavant Myrna Akhras, qu'on prendrait pour la cousine de Bernadette de Lourdes, vu son innocence, sa simplicité, son humilité, sa conscience chrétienne vive et sa prière continuelle. C'est pourquoi la Vierge lui est apparue et lui a confié un message.

 

" Je l'ai connue dernièrement, à l'Eglise Ste-Thérèse de l'Enfant-Jésus, à Mansouriet-Almatn, où j'ai célébré la Sainte Messe, le soir du lundi 29 mai 1995.

 

" Je l'ai entendue parler, loin de toute complication, avec foi et piété, animée de l'esprit évangélique des femmes qui entouraient le Christ, comme Marthe et Marie.

 

" La Vierge lui est apparue, tantôt souriant, tantôt pleurant, en lui demandant, et par elle, en (nous) demandant la foi, la prière, l'humilité, la pénitence, l'amour, la joie perpétuelle.

 

" J'ai vu subitement, de mes propres yeux - car elle se tenait près de moi devant l'autel- l'huile couvrir ses deux mains. Cela n'eut lieu que pour la glorification de Jésus.

 

" De ma main j'ai touché sa main. Mes deux mains se remplirent d'huile sacrée.

 

"Pendant une heure le peuple recueillait, avec enthousiasme et foi, l'huile des doigts de Myrna, lesquels semblaient distribuer les bénédictions.

 

"Beau spectacle, exposé au regard de tout le monde. Je la suivais des yeux, bien concrètement, de l'autel de Ste-Thérèse qui nous avait promis des fleurs du ciel. L'huile de la main de Myrna paraissait être une fleur du Ciel.

 

" Ce fut une prière pour la paix et l'Unité de l'Eglise, dont l'Unique Pasteur est Jésus.

 

" Myrna était avec nous. Elle semblait annoncer Jésus, non par des discours et des sermons, mais par sa présence, son langage sobre, l'huile de ses mains, par sa prière et par sa communion au Saint Sacrement qui rassemble le peuple de Dieu. Son humble présence à la prière avec nous, nous disait: L'Eglise est le Royaume des Cieux sur Terre .

 

" O Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, nous recevons de Toi, en ton église, la bénédiction efficace pour toute annonce, par l'intermédiaire de Myrna Akhras comme de ta sœur par sa foi et son humilité, et surtout par l'intercession de Notre-Dame de Soufanieh, notre Mère la Vierge Marie, Elle qui est l'Amour et la Tendresse pour Myrna, pour nous et tous ceux qui croient en Son Fils Jésus.

 

Beyrouth, fête du Cœur de Jésus,

Le vendredi 23 juin 1995

 

ÉTATS UNIS: Myrna fut invitée aux États-Unis par deux frères prêtres, les Pères Mouin et Georges Hanna. Elle voyagea du 24 août au 11 septembre 1995, accompagnée de son petit Jean-Emmanuel seul. Elle séjourna dans les deux villes de San José et de San Francisco uniquement. Elle consacra son temps à la prière dans les Églises et les maisons. Et là l'exsudation d'huile des mains de Myrna et de plusieurs reproductions de Notre-Dame de Soufanieh, se manifesta de nombreuses fois.

 

Voyages prévus de Myrna

 

Vous savez que Myrna reçoit de nombreuses invitations, mais elle voyage finalement peu. Avant d'accepter l'invitation, nous prions beaucoup et prenons conseil. Si jamais nous décelons le moindre risque de déviation ou d'opposition au but profond de Soufanieh, nous prenons rapidement une décision de refus ou d'excuse, même si c'est à la dernière minute, comme il nous est arrivé l'année dernière pour le voyage aux États-Unis, et en 1993, à Porto-Rico.

 

Pour le moment, les invitations sont nombreuses: la Pologne, la Suisse, le Canada, l'Allemagne, Rome et la Suède...

 

Cependant deux voyages sont "décidés" en ce moment: la France (fin mars) et les États-Unis, au cours de juin 1996.

 

Veuillez prier pour nous, pour que se réalise la volonté du Seigneur lors de ces deux voyages, s'ils ont lieu.

 

Les percées opérées par Soufanieh

 

Dans les milieux scientifiques

 

Vous savez combien les milieux scientifiques sont allergiques aux phénomènes analogues à Soufanieh.

Vous savez aussi que certains se cachent derrière la science, pour faire de tels phénomènes, ou bien pour assurer que la science les expliquera un jour.

Cependant Soufanieh a été l'objet de nombreuses recherches menées par des scientifiques, dont certains, venus en critiques prévenus, se sont retrouvés à genoux au pied de l'Icône pleurant.

Certains scientifiques ont été même conquis par Soufanieh, au point d'en parler dans les milieux savants. L'un d'entre eux est le psychanalyste André Pastalidès, qui l'exposa au cours d'un congrés international tenu à Santa Rosa, en Californie, en octobre 1988.

Tel fut aussi le cas du Dr Johannès Touw, moine bénédictin hollandais, qui eut deux heures pour en parler au congrès de psychologie tenu à Innsbruck, en Autriche, du 12 au 16 juillet 1995.

 

Au niveau de la Télévision

 

Soufanieh en a déjà fait l'objet de plusieurs programmes télévisés, en Europe, au Canada et aux États-Unis.

Cette année, Soufanieh fut accueillie à la télévision syrienne, au cours d'une interview d'une heure où je comparu le samedi 26 août 1995. Il y fut question de Soufanieh à deux reprises et sur des sujets de fond.

 

D'autre part, nous avons l’espoir d’un programme télévisé en France sur Soufanieh pour Pâques 1996. Voici pourquoi:

Les 29-30 octobre, vint à Damas Mr Jean Pierre Enkiri, cameraman à France 2. Il mena une enquête sur Soufanieh. J'étais heureux de l'accompagner. Il termina son travail en demandant à Myrna de prier devant l’Icône Miraculeuse. Nous étions nombreux à prier avec Myrna. Avant la prière, je sortis une image de Notre-Dame de Soufanieh, d'un sac de plastique rempli d'images, et la donnai à Myrna, qui la tint dans sa main gauche près de sa poitrine. A la fin de la prière, sans se retourner, Myrna me montra l'image: deux tâches d'huile étaient là... une grande qui couvrait la poitrine de la Vierge et de Jésus, l'autre petite au-dessus de la tête de la Vierge. Je vous laisse deviner l'étonnement et la joie de Mr. Enkiri, qui se hâta de braquer sa camera sur l’image exsudant d'huile. Puis il se tourna et me dit: "Père, j'espère faire projeter ce film à Pâques 1996."

 

Au niveau du service spirituel et social

 

Il m'est déjà arrivé dans une lettre précédente, de vous parler du centre du centre du village "AL-KRAYA", à 130 kms (90 milles) au sud de Damas. Centre créé par une religieuse salésienne sur le conseil et avec l'appui de Myrna. Myrna s'y dépensait une journée par semaine. Maintenant ce centre "dévore" trois religieuses salésiennes, tellement son rayonnement social et spirituel est vaste. Mais Myrna, plus que débordée, n'arrive plus qu'à y faire de très courtes visites.

 

Or dans la banlieue sud de Damas, Douéla, quartier plus que démuni et surpeuplé, un fidèle de Soufanieh a fait acheter et restaurer une très vaste maison, jusqu'à en faire une oasis architecturale. Confiée aux petites Soeurs de Foucauld, cette maison est devenue un centre étonnant de service spirituel et social, dont la direction est confiée depuis plusieurs mois à Nicolas, le mari de Myrna. Tous deux en sont très heureux. Ce centre a pour nom "Oasis de l'Espérance".

 

Nouvelle percée en Europe

 

Ce titre doit vous étonner. En fait il s'agit de la tournée que vient de faire en France, en Hollande, et Allemagne, la chorale de l'Église Notre-Dame de Damas, Choeur-Joie, du 21 août au 12 septembre. Or cette chorale comptait 105 chanteurs.

Une telle tournée était l'impossible même sans Soufanieh. Car tous ceux qui nous y ont accueillis, nous les avons connus grâce à Soufanieh. En outre notre public était le public même de Soufanieh qui constitue maintenant un réseau extraordinaire, d'amitié et de prière, à travers le monde. Figurez-vous que nous avons envoyé aux amis de Soufanieh plus de 800 lettres en Europe. Et c'est pourquoi, un vaste public nous accueillit partout, dont beaucoup dans leurs propres maisons. Pour des arabes venant de Syrie, cela tient du miracle. Quel pont d'amitié et de foi, la Vierge Marie a créé ainsi. Et avec elle, nous espérons consolider ces ponts et les multiplier. Par les temps qui courent, cela devient, pour moi, plus qu'une nécessité, surtout entre le monde arabe et l'Occident. Toile d’araignée, dirons peut-être certains. Et pourquoi pas? N'est-ce pas mieux que de maudire l'ignorance et donc l'hostilité réciproques qui se sont installées entre le monde Arabe et l'Occident ? Ce faisant, Choeur-Joie n’est-il pas ainsi sur la voie de l'Unité des cœurs que Marie et Jésus préconisent à Soufanieh?

 

 

Et le mur du silence de MYRNA et surtout de NICOLAS

 

Le titre de ce paragraphe doit vous paraître énigmatique.

En fait Myrna occupe à Soufanieh, si l'on me permet l'expression, le premier rang. Elle n’y est pour rien et n’a jamais rien fait pour qu'il en soit ainsi.

Or pour qui connaît Soufanieh, Nicolas son mari est une pièce maîtresse de Soufanieh, mais laissée dans l'ombre. Loin de s'en offusquer, il en est heureux et continue avec sincérité, à se considérer "hors du jeu".

Mais il a fallu qu'il se rende compte un jour qu'il n'en est pas ainsi, et qu'il a quelque chose à dire sur ce qu'il a vécu, et continue de vivre à Soufanieh. Il a donc accepté d'écrire "ses confessions". Quel ne fut pas son étonnement quand il s'y est mis pour de bon. Et je vous assure que ce qu'il écrit n'est pas du tout banal. Mais Nicolas tient quand même à ce que tout ne soit pas "connu" maintenant.

Je compte sur votre prière pour que ces "confessions" soient utilisées à bon escient dans le second volume que je prépare toujours sur Soufanieh.

 

Enfin une route secrète frayée par Marie

 

Une lettre de Paris me sollicitait pour une prière à Marie, qui comparaîtrait dans un ouvrage groupant des prières mariales. J'avais le choix entre une prière byzantine connue, et une prière inspirée de Soufanieh. J'optais pour cette dernière, tout en me sentant tout petit devant la splendeur des prières byzantines, j'espère que vous comprendrez et excuserez mon option. Je me permets de vous la transcrire. Peut-être pourra-t-elle nourrir notre foi et orientation vers l'unité des cœurs et de l'Église:

 

PRIÈRE À NOTRE DAME DE SOUFANIEH

 

Vierge Marie, Mère de Dieu et des hommes,

Soyez bénie d'avoir accepté, pour la première fois dans l’Histoire du Salut, une Mission au coeur du Monde Arabe.

Soyez bénie d'avoir choisi Damas pour demeure, pour y accueillir vos enfants venus des cinq continents, afin de leur rappeler l'Évangile de votre Fils Jésus et de les écouter.

Béni soit votre Fils Jésus pour avoir choisi cette fin de siècle, si chargée de haine, de violence et de meurtre, pour dévoiler au monde entier, comme jadis à Paul, la figure fascinante du Dieu d'Amour, de Dignité et de Paix.

Jésus, Marie,

Soyez bénis pour avoir choisi Myrna, jeune arabe toute simple et sans culture, pour manifester votre Amour qui dépasse toutes les cultures.

Soyez bénis pour avoir béni l'Amour de Myrna et de Nicolas son mari, et leurs enfants, Myriam et Jean-Emmanuel, afin de nous redire, en cette fin de siècle qui connaît une destruction systématique de la Famille et de la Vie, que l'Amour est Dieu même scellant l'amour entre homme et femme, et que l'enfant est tout simplement un Cadeau du Ciel.

Soyez bénis pour avoir rappelé, dans ce modeste quartier de Damas qu'est Soufanieh, par ce chapelet de merveilles que sont les exsudations d'huile, les apparitions, les extases, les messages, les visions, les stigmates, les guérisons des corps et des coeurs, les portes ouvertes à tout venant, la prière continuelle dans l'humilité et la gratuité, que votre double Présence, si puissante mais si discrète et si aimante, est toujours la même, hier, aujourd’hui et à jamais.

Seigneur Jésus,

Soyez béni d'avoir voulu vous manifester dans ce monde arabe, capable d'accueil mais si méconnu, et où survit par miracle, ce petit Reste, tenace et vivant, de votre toute première Eglise.

Vierge Marie, Mère de Dieu et des hommes, rendez-nous dignes de porter intelligemment et courageusement, le nom de Votre Fils, et d'être à la hauteur de la Mission dont vous êtes venue nous charger.

Amen.

 

Mes Chers frères et sœurs dans le Christ Jésus,

Excusez-moi d'avoir été long. Mais c'est avec joie que je vous ai écrit, et le cœur plein d'action de grâces. J'espère que vous lirez cette lettre avec la même joie.

Dans quelques jours, nous célébrons NOËL. Puise-t-il être pour chacun d'entre nous, et tous les jours, une nouvelle naissance. Puisiez-vous vivre cela tout au long de 1'année nouvelle.

Laissez-moi finir cette longue lettre, à l'aube de NOËL, en vous disant ce que nous avons vécu hier soir à Soufanieh.

Vos frères et sœurs de Syrie, groupés au pied de la crèche, montée dans le patio de la "Maison de la Vierge", ont fait une veillée de prière. De nombreux musulmans étaient avec nous. Au bout d'une heure et demie, j’ai voulu conclure par un petit mot, et voici que 1'huile coula des mains de Myrna jusqu'au sol. En voyant l'huile, l'un des musulmans présents, qui a un enfant gravement malade, a confié aux amis qui l'avaient conduit à Soufanieh: "quand j'ai vu l'huile, j'ai prié pour l'Unité des chrétiens, ensuite pour la guérison de mon fils".

 

Il me reste à confier Myrna et sa famille à votre prière. Faut-il enfin vous rappeler les deux grandes intentions de Soufanieh: l'Unité de l'Église et la Paix dans le monde?

 

Et à tous les jours aux pieds de Jésus et de Marie.

 

Père Elias Zahlaoui

 

 

 

 

PÈRE ELIAS ZAHLAOUI

EGLISE NOTRE DAME DE DAMAS

KOUSSOUR DAMAS.

SYRIE

Tel: 00-963-11-445-0999

Fax d'amis: 00-963-11-224-5816