Le signe de l'huile

L'huile a une symbolique très riche pour le Proche-Orient. L'olivier et la vigne y sont des plantes vitales. L'olivier, c'est l'arbre de la paix. C'est aussi l'arbre qui donne l'olive, l'olive qui donne l'huile. L'huile est symbole de lumière. Elle est symbole de nourriture. Elle est symbole de force: on en enduit le corps des lutteurs. Elle est symbole de guérison. Dans la parabole du Bon Samaritain, on voit que l'huile a été versée sur les blessures de l'homme laissé pour mort le long de la route. L'huile, dans l'Ancien Testament, est symbole de l'onction royale et messianique. Enfin, pour nous chrétiens, elle est symbole de l'Esprit-Saint.

Or, à Soufanieh, la permanence du phénomène de l'huile est remarquable. Au mois de novembre 1990, la Sainte Vierge a prévenu Myrna que les extases allaient cesser jusqu'à ce que la Fête de Pâques soit unifiée. Mais en même temps, Elle lui a dit que l'huile continuerait à se manifester sur ses mains.

On a l'impression que la Sainte Vierge nous rappelle ici que la grande icône de Dieu, c'est l'homme. La grande icône de Dieu, c'est l'homme. L'image de Soufanieh représente la Sainte Vierge et Jésus. Pour nous, il n'y a rien au-delà de Jésus et de la Sainte Vierge. Mais l'image reste un morceau de papier. Or l'huile coule aussi d'un corps humain. Alors là, on a l'impression de retrouver la vérité de l'homme, qui, dès l'origine, a été appelé icône de Dieu (cf. Gn 1, 26).

On a l'impression que le Seigneur, à travers Myrna et à travers d'autres personnes sur lesquelles l'huile se manifeste, veut nous redire que c'est l'homme qui est l'icône de Dieu. C'est quelque chose de tellement beau. C'est quelque chose qui nous rappelle l'importance de l'homme aux yeux de Dieu et la priorité de l'homme dans la pensée de Dieu. Cela fait vraiment réfléchir. Il est bon d'en prendre conscience, à travers cette manifestation qui ne cesse de se poursuivre et de se répandre.

Au départ, personne n'aurait pu supposer que le phénomène de Soufanieh pourrait durer aussi longtemps. Cela va bientôt faire neuf ans. Cette ténacité du Seigneur fait vraiment réfléchir. On observe d'ailleurs une permanence identique pour d'autres manifestations qui se sont produites à la même époque que Soufanieh. En effet, à partir des années 1980, il y a eu Medjugorje en Yougoslavie, Kibeho au Rwanda, San Nicolas en Argentine, ainsi que plusieurs autres manifestations. Là aussi, ce sont des phénomènes qui durent.

On dirait que, devant l'opacité du monde actuel, devant son refus massif d'une dimension spirituelle, le Seigneur se fait intensément présent. Il se fait plus que jamais tenace, en envoyant des signes physiques tangibles, que personne ne peut nier. À Damas, il envoie le signe de l'huile, de l'huile qui s'écoule d'une petite image de rien du tout. Cela fait drôlement réfléchir.